Il y a un passage qui m’a arrêtée l’autre soir, dans un livre qu’une collègue m’a prêté (celle qui m’a parlé de ce forum, en fait), et je voulais le noter ici parce que ça a éclairé un truc que je n’arrivais pas à nommer depuis des années.
Le passage parlait du cercle grattage-stress, rien de très nouveau en soi, mais la façon dont c’était formulé m’a fait tilt ! Le corps ne fait pas vraiment la différence entre une contrariété et une démangeaison, la réaction (cortisol, tension musculaire) est presque la même dans les deux cas. Donc plus on est stressé, plus la peau réagit fort, et plus on se gratte, plus le corps reste en alerte… bref, ça tourne en boucle.
En le lisant j’ai repensé aux deux dernières grosses crises sur mes mains, une en février et une fin août, et les deux fois c’était pile pendant des périodes où je passais des entretiens (je suis en recherche d’un autre poste en ce moment). Sur le moment je m’étais dit que c’était le chauffage du bureau qui asséchait tout, ce qui doit jouer aussi (l’air est vraiment sec là-bas, dès qu’on est en octobre), mais je m’étais pas dit que le stress pouvait être un déclencheur à part entière, pas juste une conséquence du fait de se gratter.
Ce que je retiens concrètement, pour moi :
– noter la date des crises, pas juste la crème utilisée
– essayer de repérer le moment juste avant de me gratter, pas après
– ne pas attendre que la peau craque pour faire une pause dans la journée
Depuis douze jours j’essaie de noter ça dans un carnet, rien de sophistiqué, juste la date et ce qui se passait avant. C’est encore trop tôt pour dire si ça change quelque chose sur les mains, et de toute façon j’hésite encore entre continuer le dermocorticoïde que le médecin m’a prescrit ou essayer de calmer les choses autrement en attendant que ça reparte au printemps.
Mais rien que le fait de faire le lien entre les deux, ça m’a occupé l’esprit un moment (ça vaut peut-être juste pour moi, remarquez).
